David's profileLes limbes de la scènePhotosBlogLists Tools Help

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    September 08

    Fragments & Bic

    Qu'en faire ? Que taire ? Nos pairs
    Se perdent dans un cercle d'éperdus.
    Perdus ? Revenez vers la lumière,
    Dieu vous attend, miroir à la main.
    Miroirs en chemin, miroiter le lendemain.

    [...]

    Arrière-goût de craie dans ton parfum,
    Bouquet d'yeux ouverts dans ta chevelure
    D'ébène maladif. Mon rire enflammera ta forêt
    Et tes feuilles de papillons crisseront,
    Semblables à un orage d'osselets.

    [...]

    Écriture automatique [Bic]
    Biscuits d'écriture en marmot de mots six et neuf. La neuvaine, comme on dit, n'était pas si éloignée de nos pas et la terre se pendait. Nos lettres s'étaient cachetées et le rire des ancêtres pleurait la perte des radicelles de cellule. Tu ne voyais pas ? Quand ce mouvement rebondissant sur ta peau, je ne dormais même plus et on, donc quelqu'un, lichait ma pensée comme un suçon ou un corps suisse. Les addictions me trituraient comme un oeuf dans la nuit ou un orgueil dans l'oeil. Aveuglés, tous ensemble, ils peuplaient l'orange du terroir en. L'écriture qui vendait des gales de naïvetés spirales de bond d'heure./Le soleil pleuvait comme un point d'interrogation sous le clavardage d'une ombre de matin modélisé selon le rythme des. Les mayas étaient friands de dents d'édentés par danse dos dire que la vie n'a aucun sens est un non-sens en moi, soi loi toi Foi. La foie est une question d'estomaquade. Toquade et caoutchouc de chocolat noir.

     

    Tachyon03


    David

    Soliloque

    Tout le monde s’insonorise entre les enlisements d’une écriture/rature/lecture. Ils marchent avec leurs pas sourds et leurs yeux, aveugles de vérités, voient ce qu’il y a. Ce sont des moments qui font écho et qui, portés par le vent, s’infiltre sous le voile de la personnalité. Persona, donc masque ou faux soi.

     

    Moi seul, je ne suis pas. Pourquoi ? Parce qu’il faut bien des miroirs à qui parler. Et j’ai laissé un long blanc de silence sur ma page. Il ne miroite rien et, en fait, n’est pas vraiment là.

     

    Tout le monde est personne. Et si j’étais personne, serais-je tout le monde ? À partir de là, tout le monde pourrait être moi; est-ce que je serais seul ? Mais, de toute façon, je ne peux. Cet homme, là-bas, ne peut se comprendre et je suis comme lui. Je suis seul avec moi.

     

    Moi seul, je ne peux comprendre. Mais le monde a ses lois et, ailleurs, dit tout comprendre et tout expliquer. Il peut pendre mais ne peut se pendre parce qu’il n’est pas seul. Parce qu’il faut sauvegarder la race. Mais à défaut de pouvoir se pendre, il peut dépendre.

     

    Tout le monde dépend d’un tout qu’on aurait habilement fragmenté à coup de hochet (histoire de faire sa place dans le GRAND monde). Et, ne l’oublions pas, monde rime avec immonde.

     

    Moi seul, je peux être. Je peux être Dieu et je peux ne pas exister. Mais j’ai toujours aimé l’idée d’un Dieu athée. Et, même, parfois j’aime me dire athée. Le secret c’est que je veux croire en l’athéisme pour ne pas avoir à espérer.

     

    C’est banal, mais j’ai toujours aimé le nom de Jean Personne.

    Mais il n’existe pas et il est loin d’être moi. Mais peut-être pas.

    David